>> QdR : Pouvez-vous nous présenter Ethypharm en quelques mots ?
Jean-Jacques Bancel : Ethypharm est un laboratoire pharmaceutique spécialisé dans le développement de formes galéniques innovantes. Concrètement, cela veut dire que nous travaillons sur le mode d’administration du principe pharmaceutique actif. Nous travaillons plus particulièrement sur les formes orales sèches. Les laboratoires pharmaceutiques sont à la fois nos partenaires et nos clients. Disposant de forces de vente que nous n’avons pas, ils commercialisent nos médicaments sous leur propre marque. Notre chiffre d’affaires annuel s’élève à 150 millions d’euros, dont un tiers est réalisé en France, un tiers en Europe et un tiers dans le reste du monde. Nous employons près de 800 personnes (pour la formulation, le développement, la production, les affaires réglementaires…) dans le monde. La France regroupe la grande majorité de nos collaborateurs, soit 600 personnes. En tant que Directeur Administratif et Financier, membre du Directoire, je supervise les Départements Finances, Achats, Systèmes d’Information et Services Généraux, qui regroupent environ quarante collaborateurs.
>> QdR : Vous avez rejoint Ethypharm en 2009 et avez lancé une mission d’optimisation de vos taxes locales dès votre arrivée. Quel a été l’élément déclencheur de la mission ?
J-J B : Quand on arrive dans une entreprise, on a envie d’apporter un regard neuf. C’est ce que j’ai essayé de faire en matière de politique achats en privilégiant la mise en concurrence, dans une optique économique, mais aussi de sécurisation des approvisionnements. J’ai auusi procédé à des évolutions d’organisation interne en profitant de la fermeture programmée d’un site de production. S’agissant de la fiscalité, je me suis rendu compte que notre taxe foncière et notre taxe professionnelle (CET depuis 2010) n’avaient pas fait l’objet d’un suivi régulier, faute d’expertise et de ressources en interne, dans un domaine de compétences extrêmement mouvant, il faut bien le dire. C’est pourquoi j’ai décidé de faire appel à Lowendalmasaï, avec qui j’avais déjà collaboré lors de mes précédentes expériences.
>> QdR : En quoi l’approche de Lowendalmasaï vous a-t-elle séduit ?
J-J B : Premièrement, les sujets fiscaux sont en constante évolution en France. Un œil extérieur spécialisé dans les taxes locales a une véritable valeur ajoutée. Ensuite, j’ai été conquis par le business model de Lowendalmasaï, basé sur la rémunération au résultat. C’est un modèle vertueux, pour les deux parties. Enfin, j’ai apprécié la permanence dans la composition de l’équipe qui a effectué les missions. Avoir en face de soi les mêmes interlocuteurs au fil des missions est un élément de confort et de réassurance : cela montre que les consultants sont là pour vous accompagner dans la durée et qu’ils assument les conséquences de leurs recommandations.
>> QdR : Quels ont été les résultats de cette mission ?
J-J B : Nous avons pu générer plusieurs centaines de milliers d’euros d’économies, grâce à l’optimisation de notre taxe foncière, de notre taxe professionnelle et de notre CET. En somme, l’équipe a su tirer profit de ses connaissances pour optimiser globalement nos taxes locales et faire ressortir les gisements d’économies que je pressentais.
>> QdR : Quel bilan tirez-vous de cette intervention ?
J-J B : Certains cabinets exercent une activité légale et leur valeur ajoutée est parfois assez éloignée de leur coût d’intervention. A l’inverse, grâce aux connaissances poussées des équipes de Lowendalmasaï sur la réglementation fiscale, sur son évolution et sur les codes pour échanger avec l’administration, nous en avons pour notre argent !
>> QdR : Pour terminer, pouvez-vous nous parler de vos défis à venir ?
J-J B : L’essentiel pour Ethypharm, ce sont bien sûr les lancements de nouveaux produits qui tirent vers le haut l’activité de l’entreprise et constituent des projets communs extrêmement fédérateurs. La réussite de ces lancements passe par notre focalisation sur l’amélioration du service médical rendu mais aussi par une bonne gouvernance de la gestion de ces projets, de l’idée jusqu’au lancement final. C’est un chantier qui a bien avancé ces deux dernières années. A l’échelle des départements que je dirige, je vois deux défis majeurs : la diversification des sources d’achats, un sujet clé qui demande beaucoup d’attention dans la durée, compte tenu des fortes contraintes réglementaires qui pèsent sur le secteur pharmaceutique. Pour la partie SI, l’évolution de notre gestion de production assistée par ordinateur (GPAO), ce qui mobilise beaucoup d’énergie, en interne comme en externe.
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